Le texte observe qu’un petit nombre seulement de khutbas prophetiques nous est parvenu, et que parmi les premieres apres l’Hegire, plusieurs sont d’une grande concision. Certaines ne depassent pas deux a cinq minutes.
Cette remarque sert de point de depart a une critique de la culture contemporaine de la predication longue. Selon l’auteur, le Prophete avait pourtant une occasion exceptionnelle de parler pour la premiere fois devant une foule importante de croyants a Medine. S’il avait voulu s’abandonner a la longueur du discours, il en avait l’occasion. Mais il a choisi l’essentiel.
La lecon proposee est claire: l’efficacite du discours religieux ne se mesure pas a sa duree. Un propos bref, dense et juste peut porter davantage qu’une parole etiree qui fatigue les gens.
Le texte reproduit ensuite trois khutbas anciennes pour montrer que leur force vient de leur intensite spirituelle et morale, non de leur longueur.