Le texte examine l’expression “mowane shar’iyya” dans le code tunisien du statut personnel et conteste l’idee selon laquelle elle renverrait automatiquement, de maniere simple et univoque, a tout le droit islamique classique.
L’argument principal est double. D’une part, les avis des juristes musulmans sur certaines questions, notamment le mariage de la musulmane avec un non-musulman, sont plus divers qu’on ne le dit souvent. D’autre part, la technique legislative moderne peut employer une formule generale avant d’en donner ensuite la liste precise dans des articles ulterieurs.
Ainsi, pour l’auteur, l’expression en question renverrait plutot aux empêchements definis dans la logique interne du texte de loi qu’a un renvoi global a un champ fiqhique immense et dispute.
La meditation illustre donc le besoin de distinguer entre texte de loi, heritage fiqhique, maqasid et lectures ideologiques.