Le texte observe qu’au debut, surtout dans la periode mecquoise, le Coran semblait principalement distinguer deux groupes: croyants et negateurs. Mais avec l’elargissement de la communaute dans la periode medinoise, cette carte s’est complexifiee.
Les versets d’Al-Hujurat sur les Bedouins qui disent “nous avons cru” alors qu’on leur repond “dites plutot: nous nous sommes soumis” montrent l’apparition de trois cercles: les croyants veritables, les musulmans encore en chemin vers la foi pleine, et les negateurs.
L’idee centrale est importante: le Coran n’expulse pas automatiquement hors de l’islam ceux dont la foi n’a pas encore atteint sa maturite. Il maintient un cercle large de l’islam pour permettre l’education, la progression et la misericorde.
Le texte voit dans cette logique une correction implicite des lectures takfiristes, anciennes et contemporaines, qui veulent reduire toute la scene a deux cases seulement: vraie foi ou mecreance. Cette reduction annule la pedagogie coranique des gradations.