Dans la sourate Al-Ala, Dieu evoque le paturage qu’Il fait sortir, puis qu’Il transforme en debris sombres et dessseches. L’image invite a contempler la vie, la croissance, puis le depouillement.
Le terme employe pour la noirceur renvoie a une teinte tres foncee. Dans l’usage arabe ancien, le vert tres intense pouvait lui-meme tendre vers cette profondeur sombre. Il ne s’agit donc pas seulement d’opposer deux couleurs, mais de decrire une transition vivante dans le cycle naturel.
Le texte ajoute une remarque linguistique et culturelle: certains mots lies a Adam ou a Hawwa ont ete rapproches, dans certains usages, de nuances foncees ou brunes, avec une connotation parfois esthetique.
La meditation suggere ainsi que les couleurs coraniques ne sont pas decoratives. Elles portent une vision du vivant, du temps et de la beaute.