Le texte propose une lecture contemporaine des notions de urf et de maruf. Dans le langage classique, le urf renvoie a ce que les gens reconnaissent collectivement comme convenable dans leurs pratiques et leurs relations. Le maruf designe, lui, ce dont la bonte est reconnue par la raison ou par la loi revelee.

Aujourd’hui, cette idee peut etre prolongee dans les chartes professionnelles, les codes de conduite, les standards de qualite et les bonnes pratiques que des metiers, des institutions ou des societes se donnent pour organiser un comportement juste.

Dans cette perspective, respecter le urf ne signifie pas se soumettre passivement a n’importe quelle coutume sociale. Cela signifie s’aligner sur ce qui est publiquement etabli comme comportement digne, responsable et fiable.

Le texte souligne ainsi que les references modernes comme les chartes ethique, les normes professionnelles ou les bonnes pratiques peuvent constituer des expressions actuelles de ce que le Coran appelle urf, tant qu’elles servent l’integrite, la justice, la qualite et la confiance.

Cette lecture permet aussi de corriger des usages deformes de certains termes, comme dans le cas du “mariage coutumier”. Le sens sain ne serait pas d’echapper aux garanties sociales, mais au contraire de respecter les cadres reconnus qui protegent les droits et stabilisent les relations.