Dans le verset de la grotte, le Prophete dit a son compagnon: “Ne sois pas triste, Dieu est avec nous.”
Ce qui frappe ici, c’est que la situation semblait, de prime abord, appeler la peur plus que la tristesse. Pourtant le Coran retient la tristesse. Cela suggere que, dans cet instant, l’epreuve ne tenait pas seulement a la menace des poursuivants, mais aussi a la douleur devant ce qu’etaient devenues les choses.
La sakina descend alors non seulement pour securiser, mais pour apaiser une peine plus profonde. C’est ce qui fait aussi penser aux detenus et a leurs familles: bien des epreuves ne se reduisent pas a la peur immediate; elles sont aussi faites de chagrin, d’usure et de poids interieur.