Le texte oppose deux attitudes dans le rapport au Coran. La premiere encourage les gens a penser, a mediter et a ne pas craindre de sortir d’une opinion dominante. La seconde multiplie les avertissements contre toute prise de parole “sans science” et renvoie sans cesse a une autorite monopolistique.
L’auteur estime que la premiere attitude est plus proche de l’esprit de l’islam. Pour l’appuyer, il cite un conseil d’Abd Allah Draz: lorsqu’un sens du Coran reste obscur, il faut reconnaitre humblement ses limites, mais sans tomber dans le desespoir intellectuel. Il se peut qu’une personne moins celebre apercoive une dimension qu’un plus grand savant n’a pas vue.
L’exemple d’Ibn Umar, qui comprend la parabole du palmier alors que des compagnons plus ages hesitent, vient illustrer cette idee. Les hadiths invoques ensuite montrent qu’un transmetteur peut porter un savoir vers quelqu’un qui le comprendra mieux encore.
La these finale est equilibree: il ne s’agit ni de sauter au-dessus des travaux anterieurs, ni de se jeter dans l’interpretation sans outils. Il s’agit d’accompagner les acquis passes sans s’y enfermer, car chaque epoque pose au texte ses propres questions.