Apres la catastrophe de septembre 2001 aux Etats-Unis, les musulmans ont condamne ce crime sans hesitation, tout en avertissant contre l’amalgame qui ferait porter a une communaute entiere la faute de quelques individus. Mais tres vite, l’accusation s’est etendue a l’ensemble des musulmans.
Sortir de la reaction immediate
Le texte rappelle que le climat d’hostilite contre l’islam n’est pas ne ce jour-la. Il s’inscrit dans une construction politique et culturelle plus ancienne. La premiere exigence pour les musulmans vivant en Occident est donc de ne pas se laisser enfermer dans la peur, la culpabilite ou la paralysie, mais de lire les evenements avec recul et profondeur.
Une presence qui est a la fois bienfait et charge
La presence des musulmans dans ces societes ne doit pas etre regardee comme un simple hasard. Elle est une occasion et une responsabilite. Sa justification la plus haute est de faire connaitre la parole de Dieu et d’offrir aux gens un acces digne, sincere et intelligent a l’islam.
Le musulman ne porte pas seulement la responsabilite de lui-meme et de sa famille. Il porte aussi, a sa mesure, une part de responsabilite envers l’etre humain, sa guidance et son avenir.
Quand l’islam coute quelque chose
Tant que l’engagement pour l’islam s’accorde avec le confort personnel, les volontaires abondent. Mais quand surgissent l’epreuve, la pression ou l’inconfort social, les lignes se separent. C’est la que se distinguent la fermete et le renoncement.
Chaque musulman comme ambassadeur
Le texte insiste enfin sur un point pratique: chaque musulman doit se considerer comme un ambassadeur de l’islam. Beaucoup de gens ne connaissent cette religion qu’a travers les comportements concrets de ceux qui s’en reclament. Une conduite deviante peut donc deformer lourdement l’image de l’islam.
Le besoin n’est pas seulement numerique. Il faut des musulmans capables de parler a l’intelligence et a la conscience de leur epoque, chacun selon ses moyens, son domaine et les besoins du temps.