Le texte relie deux passages: celui de la sourate Al-Insan qui place l’humain devant l’alternative de la gratitude ou de l’ingratitude, et la Fatiha, comprise comme repetition quotidienne de la reconnaissance.

Etre croyant, ici, signifie vivre dans la conscience des bienfaits de Dieu. A l’inverse, se laisser envahir par le grognement, le deni, l’oubli et l’amertume rapproche d’une logique de kufr, comprise comme recouvrement et non-reconnaissance.

La Fatiha devient alors un acte de resistance psychologique: elle renouvelle l’esperance, combat le desespoir et reoriente le coeur vers la confiance en Dieu et le chemin droit.

Le texte ajoute enfin une meditation sur les bienfaits qui fondent la vie humaine et la civilisation, comme l’ouie, la vue et la station droite, l’istiwa, qui a libere les mains pour l’action et la construction.