Pourquoi les Compagnons ne celebraient-ils pas le Mawlid?
Les Compagnons ne celebraient ni la naissance du Prophete, ni l’hijra, ni Badr, parce que ces evenements vivaient encore en eux. Le Prophete etait present dans leur conscience, et sa sira circulait naturellement dans leur vie, leur memoire et leur transmission aux enfants.
Quand cette presence vivante s’affaiblit avec le temps, les generations suivantes eurent besoin de ranimer ces significations oubliees.
Le Mawlid n’est pas une simple date
Commémorer le Mawlid ne devrait pas signifier s’attacher a un anniversaire pour lui-meme. Le sens veritable est de raviver la naissance de la risala dans nos consciences: se souvenir de ce que le Prophete a porte, endure et transmis.
Son histoire n’est pas seulement une page ancienne. Elle est une partie de notre propre histoire spirituelle.
Dans un monde de concurrence des idees
Nous vivons dans un espace ou s’affrontent religions, visions du monde et ideologies. Dans un tel contexte, l’identite islamique ne peut pas rester vague. Elle doit structurer l’intelligence, le cœur, les choix et la vie quotidienne.
Aimer, c’est suivre
Le Coran tranche clairement: aimer Dieu passe par le fait de suivre le Messager. Le Prophete n’est pas la pour etre seulement evoque ou acclame. Il a ete envoye pour etre obei a travers le message qu’il porte.
Le vrai test de la fidelite n’est donc pas l’emotion seule, mais l’acceptation de sa reference dans nos desaccords, nos choix et notre maniere de vivre.
Renouveler l’engagement
Le rappel du Mawlid devient alors une occasion de renouveler notre islam et notre engagement envers la mission prophetique. La celebration n’a de sens que si elle ravive la taqwa, l’obéissance et la mise en pratique de ce que le Messager a apporte.